Watching the Watchmen
Article publié le 17. mar, 2009 par Alex dans BD - Comics, Critiques
Synopsis : Douze minutes avant minuit sur l’horloge de l’apocalypse nucléaire. Vendredi soir, le Comédien, agent numéro un du gouvernement américain depuis quarante ans, est mort à New York. Qui a assassiné cet ancien membre des Gardiens ? Un groupe de super-héros aujourd’hui dissous ? Et pourquoi ? Mu par un terrible soupçon, Rorschach, le détective psychotique, contacte ses ex-partenaires : un " tueur de masques " est après eux. Alors commence une traque sans pitié, où chacun apportera sa pièce du puzzle pour révéler peu à peu l’inimaginable vérité... Tandis qu’inexorablement les aiguilles se rapprochent de minuit.
Le complément indispensable !
Enorme pétard mouillé, l’adaptation cinématographique ultra fidèle (du moins en termes graphique et narratif) de Zack Snyder (voir critique ici) n’a réussi qu’à dénaturer et niveler par le bas l’incroyable richesse du comic book original. Aussi, si comme moi, Watchmen version Snyder à réussi à vous en toucher une sans bouger l’autre, et n’a fait que vous conforter dans l’idée de la nature inadaptable du chef d’œuvre de Moore et Gibbons, cet artbook édité par Panini Comics (également à l’origine de la récente ressortie de Watchmen en 3 éditions différentes) devrait sans aucun doute vous combler (mais bon, si vous vouez un culte au film de Snyder, cela devrait également vous intéresser). En effet, pour la première fois Gibbons livre ses souvenirs et dévoile plusieurs dessins inédits, différentes correspondances avec Moore, des notes de l’éditeur ou bien encore de nombreuses esquisses, essais et idées non retenues dans la version finale. Présentant cette immense amas d’informations dans un ordre chronologique, cet artbook s’avère réellement passionnant et permet d’entrevoir la complexité du métier de dessinateur de comics et d’appréhender l’immense travail fourni par Gibbons.

Il est, cependant, hautement recommandé d’avoir lu le pavé original avant de s’attaquer à Watching the Watchmen au risque de difficilement assimiler la quantité d’informations dévoilée ou de trouver tout cela simplement très chiant ! En même temps ce type d’ouvrage ne se lit que très rarement seul et n’a d’utilité que dans le complément et le nouvel éclairage qu’il apporte à l’œuvre existante et au travail de l’artiste. Bon, il faut bien avouer que l’artbook est aussi un pur objet de fanboy qui ne sert souvent qu’à régaler les mirettes des fans. D’autre part, Panini a eu la bonne idée de ne pas traduire les notes et planches utilisées dans cet ouvrage. Si ce choix peut paraître élitiste (ou seulement d’ordre pécuniaire), il permet surtout de rester fidèle au texte original et d’éviter les traductions hasardeuses qui peuplent trop souvent les pages des comics français.

Le principal écueil de cet ouvrage est en réalité le manque de contrepoint scénaristique au travail de Gibbons. Alors oui, par nature un artbook met avant tout en valeur le dessinateur, mais pour une œuvre aussi riche thématiquement, il est fort dommage de ne pouvoir profiter des éclairages de Moore sur son travail. Intéressant, passionnant, fourmillant d’informations et disponible à un prix (29,95€) vraiment abordable pour ce type d’ouvrage, Watching the Wathmen est un complément idéal à la lecture de Watchmen et reste malgré tout un objet indispensable à tout geek qui se respecte.
Note : 




Date de sortie : 11 mars 2009
Editeur : Panini Comics







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