Les jeux à boire vont donc arriver ?!
Rires. Bien sûr qu’il y aura du jeu à boire ! Quiz, batailles de répliques à faire entre amis, etc. On a pleins d’idées pour animer le site ; beaucoup de choses vont arriver bientôt.
Sachant que pour optimiser tout ça, c’est toujours la même chose : il va falloir alimenter la base de données ; il faudra qu’elle soit assez riche, assez complète, pour pouvoir se divertir de manière optimale.
Vodkaster : à la conquête du monde ? Des projets au-delà du territoire français ?
A vrai dire, on commence à développer une version anglophone du site. On s’attelle à négocier les droits aux USA et faire une version américaine. C’est très important. Les perspectives au-delà de la France sont essentielles. Même si cela s’annonce laborieux, l’idée ne peut pas grandir convenablement si Vodkaster se cantonne à la France. Développer Vodkaster à l’international est très compliqué : les droits sont géolocalisés. Lorsque l’on récupère des droits sur le territoire français, on n’est malheureusement pas censé les utiliser ailleurs. Il faut persévérer : se développer aux États-Unis fait clairement partie de notre stratégie… malgré toutes les difficultés que cela peut engendrer.
Vodkaster utilise librement des milliers de films : légalement, comment parvient-on à récupérer les droits pour diffuser tant d’extraits ?
D’abord ce qui est essentiel c’est que notre site ne détruit pas de valeur. Au contraire il fait la promotion des films. Nous avons donc pu contracter avec les ayants droit sur cet aspect promotionnel. Par ailleurs nous reverserons une partie de nos revenus publicitaires aux ayants droit en fonction des extraits vus. Le fond du problème est que, juridiquement, l’affaire est assez complexe puisque c’est une forme de Droit qui n’existe pas vraiment. Le Droit n’est décidément pas adapté aux stratégies d’aujourd’hui.
Et concernant le droit moral: un cinéaste ne pourrait-il pas vous accuser de « tailler » dans son film ?
Pour le droit moral, nous avons signé des contrats et jouons sur les clauses promotionnelles. De toutes manières, il est toujours prévu que les distributeurs diffusent des extraits du film pour faire la promotion. Par contre, le droit moral nous pose effectivement certaines limites (par exemple on ne peut pas permettre le remontage de scènes comme ça se fait beaucoup sur le web).
Juridiquement, le fait de prendre un extrait n’est pas forcément une atteinte au droit moral. Et il faut se dire que le but de Vodkaster n’est certainement pas de charcuter le film. Par rapport à un YouTube, qui cisaille le long-métrage, Vodkaster remet la scène de ce dernier dans son contexte. À aucun moment, le site prétend changer l’image du film. Il faut percevoir les séquences piochées de Vodkaster comme des citations de livres.
Je ne dis pas que Vodkaster va être économiquement palpitant pour l’industrie du cinéma…mais c’est un début, les prémices de la rencontre du cinéma et du web 2.0…






