Entamons les questions plus terre-à-terre… Quel est le modèle économique de Vodkaster ?
Une grande partie de notre modèle économique est publicitaire. Les premières choses que nous avons essayé de faire furent : premièrement, négocier les droits ; et deuxièmement, lever des fonds. Ce dernier point était impératif étant donné que Vodkaster ne pouvait bien évidement pas générer un taux d’audience suffisant avant son lancement. Pendant les trois premiers mois, nous avons donc préparé des maquettes, négocié, affiné un business plan. La progression de Vodkaster fut plus ou moins ralentie par le contexte économique ; nous avons alors perdu pas mal de temps. Mais finalement, nous avons trouvé un super collaborateur : Benoît (NDLR: Benoît De Malartic, qui est le directeur technique du site), un ingénieur ultra calé doté d’une vraie culture ciné et qui connaît le web sur le bout des doigts. Son arrivée a coïncidé avec le moment où nous sommes parvenus à lever des fonds. A partir de là, beaucoup de choses se sont débloquées. On s’est lancé complètement. Nous avions une alpha depuis longtemps mais la version Bêta de Vodkaster a pu voir le jour avec succès, il y a tout juste trois semaines.
David commande quelque chose d’un peu et nous découvrons que ses connaissances ne se limitent pas seulement au cinéma et au web : c’est aussi un véritable expert en liqueur de citron.
Avez-vous déjà un retour financier ?
Pour l’instant : aucun. Nous sommes bien sûr déficitaires. Nous cherchons avant toute chose à développer l’audience. C’est fondamental parce que tout est lié. Plus nous avons de visiteurs et plus nous sommes en mesure d’indexer de scènes et donc d’avoir de nouveaux visiteurs et de signer davantage de catalogues.
Comment Vodkaster envisage son futur ?
Dans l’avenir, ce qu’on aimerait faire, dans le fond, une fois que la base de données sera plus conséquente, ce serait non seulement de traiter de l’actualité cinéma, mais aussi de déborder en s’intéressant à l’actu’ généraliste… toujours en rapport avec le ciné. C’est plus compliqué car il faut être en temps réel, mais cela peut se révéler drôle et intéressant. La semaine dernière, par exemple, nous avons relié la promotion de Jean Sarkozy avec un extrait de La folle Histoire de l’Espace et ses “Assholes!”. C’était de rigueur et très amusant.
Pour moi, c’est bon uniquement si c’est pertinent. Dès que l’on aura accès aux films en entier, aux catalogues, on pourra vraiment exploiter nos idées et s’éclater.
Il y a encore beaucoup de choses a faire : il faut faire connaître Vodkaster (encouragez les gens à devenir fan sur Facebook !), signer encore plus de droits, et encourager le plus possible les utilisateurs à contribuer, à rajouter de nouveaux extraits, à enrichir le site en complétant la base de données (interprètes, tags, etc). Plus on avance sur ce plan, plus on réussira à récupérer les droits. C’est en échangeant que Vodkaster se construira. On veut aussi faire de Vodkaster un outil que chacun peut s’approprier, soit pour illustrer un propos, soit pour retrouver une scène, soit pour se divertir…






