Critiques et actualités de la culture Geek : cinéma, comics, dvd, séries tv


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Janvier

Vivement février

Encore sous le choc de Scott Pilgrim ou Monsters, ce début d'année fait dans le slip l'effet d'une dépression atmosphérique : Eastwood se ramasse avec Au-Delà, Gondry sort péniblement son Green Hornet. Remarquez, ç'aurait pu être pire comme, par exemple, un film avec Efira et Demaison. Heureusement, Michael Caine prouve que l'on peut frôler les 80 piges et l'avoir encore bien dur dans l'intransigeant Harry Brown. Et le Festival d'Angoulême de régaler les bouffeurs de bulles d'un musée de la BD au poil.
Côté news, on se prend à rêver d'un nouveau Carpenter, The Ward, qui ne sortira... jamais. Le comédien Pete Postlethwaite casse sa pipe, le nouveau Spider-Man dévoile son joli costume fait en collages de bottes de plongée Décathlon, nous apprenons que Henry Cavill sera Superman et Anne Hathaway Catwoman. Dire que certains croient encore aux rumeurs... Pan

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Février

Oscars Wilde

En 2011, fallait avoir les noix bien accrochées pour poser un billet sur la cérémonie des oscars. On attendait Black Swan, True Grit, voire The Social Network. En plein dans ta mouille ! C'est le tout propre sur lui Le Discours d'un Roi qui a raflé la mise. Le hold-up de l'année : meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario et meilleur film. A croire que les croutons de l'académie se sont chopés une gastro liquide foudroyante ou un truc du genre à force de bouffer du homard...
Non, parce que bon un mec qui bégaye, c'est marrant 20 secondes, mais deux danseuses qui se dévorent la tonture c'est quand même autre chose. La Portman est d'ailleurs repartie avec une statuette. Une honte puisque même le pelé du coin est au jus qu'en réalité elle n'est pas vraiment devenue danseuse étoile en moins d'un an et que, ô suprême blasphème, elle avait carrément une doublure. Si si, je vous jure... Alex

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Mars

Suckers

Pas grand chose à se mettre sous les crocs en ce mois de mars déprimant. Le crew british Edgar Wright (Simon Pegg / Nick Frost) se fait dessus avec Paul, comédie paresseuse s'il en est mais surtout foutrement sur-référentielle limite insultante. N'évoquons pas le faussement fauché Hell Driver, on n'ouvrira pas plus la bouche pour accueillir Rango, film d'animation visuellement pas dégueu' mais lui aussi bien indolent qui aura néanmoins pour service de nous ouvrir les yeux sur un Johnny Depp en boucle depuis quelques années.
Mars, c'est aussi un nouvel échec pour le cinéma "de genre" avec Assaut ou Légitime Défense. Seuls Fighter réconcilie mais surtout Sucker Punch, patchwork trop vite descendu en flammes par un public/presse aveuglés par des effets visuels masquant habilement des niveaux de lecture et une réalisation fascinante. Ouais, osons. Pan

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Avril

Quatre sous

On prend les mêmes - on les immerge dans un bain de botox - et on recommence ! 11 ans après un troisième volet déjà pas jojo, Scream 4 de jouer à fond la carte "meta" qui a fait son succès et flatte le cervelet du spectateur moyen dans le sens du poil tout en s'assurant la posture du "tu la sens ma grosse intelligence". Williamson et Craven ont donc remis ça, c'est con, moche et mal écrit.
Dans le même temps, Marvel et Kenneth Brannagh s'essaient au drame shakespearien avec des super-héros dedans, le tout dans une esthétique de pornochic, avec un Thor de bric et de broc. Ducan Jones, lui, envoie du lourd avec son adaptation de Code Quantum. Oh Bravo ! Mais avril c'est également le retour des frangins Farelly et de Tsui Hark. Ha et ça fait un an que le Choc des titans est sorti en salles. Mais ça tout le monde s'en fout. Alex

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Mai

Les marches du pouvoir

Cannes, le Festival, ça vous dit quelque chose, Kara ? Dujardin et Mallick à l'honneur. Le premier fait dans le rétro, The Artist ; l'autre dans le métaphysique avec Tree of Life, arlésienne pénible pour certains, divine pour d'autres mais quoiqu'il arrive fascinante. Nous retiendrons surtout la consécration plus que méritée de Nicolas Winding Refn pour la mise en scène de Drive. Le public n'y a pas encore goûté. Il sortira le 05 octobre. Alors que Jack Sparrow tire sur la corde et Todd Phillips ressert la même soupe alcoolisée, Fast & Furious pète les records de redites avec un cinquième épisode. Hollywood : mes doubles, ma flemme et moi. Pan

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Juin

Cuba Libre

Molestée et laissée pour morte dans un sous-bois par la Fox, Brett Ratner et Gavin Hood, la franchise X-Men est de retour sous les traits du prequel (so 2011) avec Matthew Vaughn aux commandes. Celui-là même qui avait quitté le navire X-Men 3 à deux semaine du tournage et chié sur Hollywood lors de la sortie de son Kick-Ass. Un mec avec des principes quoi. Mais étrangement, son commencement s'en tire plutôt bien. Fabien l'a même calé dans son top. Le taquin !
Antoine Charreyron se risque à l'adaptation de La nuit des enfants roi avec The Prodigies, film d'animation à la française pas épargné pas les galères. Pas parfait, mais couillu. En parlant de rognons, Alex de la Iglesia pose les siens sur la table avec le furieux Balada Triste de la Trompeta, passé gentillement inaperçu chez nous. La semaine suivante, on (se) finissait le mois avec Transformers 3. Michael Bay, Shia Labeouf, des robots, de la 3D... vite un sac à vomi. Alex

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Juillet

Summertime

La vache à lait scarifiée Harry Potter tire sa révérence. L'été peut donc darder ses rayons et envoyer la purée de films qui convient : Malheureusement rien de bien lumineux entre Colombiana, Bad Teacher, Attack the Block ou le zoophile M. Popper(s) et ses Pingouins. Et pixar de se rétamer pour la première fois depuis Toy Story avec le redondant Cars 2. Ouch. Heureusement The Murderer bouscule un peu tout ça de même que l'excellent Hanna, passé inaperçu.
Pendant ce temps-là, à Vera Cr... à San Diego, le Comic Con bat son plein, les blockbusters de 2012 montre leur trogne : The Amazing Spider-Man, Prometheus, Total Recall,... Tonton Spielberg annonce Jurassic Park 4 et Alex Proyas dévoile son Paradise Lost. Mais nous en avons cure. Car Alan Moore et Kevin O'Neill publie le nouvel opus de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Century : 1969. Voilà une valeur sûre. Pan

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Août

Origine tonique

J.J. Abrams est fou d'amour de tonton Steven. Plutôt que de lui écrire une lettre, il fait un film : Super 8. Touchant, naïf et plein de fautes. Comme une lettre envoyée au père noël par un gamin de huit ans. Inconnu au bataillon, Rupert Wyatt surprend son monde et signe un putain de divertissement avec La Planète des singes : les origines. Jason Momoa remplace Schwarzy dans le reboot de Conan. Le cimmérien prend cher. Heureusement, Howard est mort depuis longtemps déjà, sinon nul doute que la chose aurait eu sa peau.
Jon Favreau adapte Cowboys & Envahisseurs, un comics tout pourri. Miracle, il en sort un truc pas trop dégueu. Faut nous comprendre, c'est que depuis Iron Man 2, on avait des doutes. Bon, par contre, ça repose en grande partie sur Daniel Craig. Et c'est vrai qu'il a la classe Daniel. Enfin, le match estival opposant DC et Marvel voit Green Lantern prendre une fessée par Captain America. Ce qui veut pas dire que The First Avenger c'est bien hein, faut pas déconner non plus. Alex

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Septembre

Torpeur

C'est la rentrée mais pas pour tout le monde. Si le cinéma d'auteur cartonne (Habemus Papam, Le Cochon de Gaza, L'Apollonide), le notre fait un peu la gueule : Fright Night, Identité Secrète, Votre Majesté. Trois bousins, trois des plus atroces affiches de l'année. On se console comme on peut avec le rafraîchissant Crazy, Stupid, Love et le bourre-pif Warrior. C'est maigre tout de même. Manquerait plus que deux remakes de La Guerre des Boutons, tiens. Pan

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Octobre

Ryan Rising

Après avoir raflé le prix de la mise en scène à Cannes, Drive sort enfin en salles. Geek Culture est (toujours) sous le charme et Pan veut le même blouson que Ryan dans le film. "Mais avec un dauphin à la place du scorpion". The Artist joue la carte du muet. C'est beau. Mais on se fait chier. Paul W.S. Anderson et ses Trois Mousquetaires désossent le cadavre d'Alexandre Dumas. Le con n'est plus à ça près ceci-dit, il défèque tranquillos dans la bouche de Resident Evil depuis 10 ans maintenant. Matières fécales toujours avec The Thing, prequel/reboot du Carpenter ou l'unanimement salué Polisse.
D'un tout autre niveau, Tintin et le secret de la licorne permet à Spielberg de réinventer sa mise en scène. Caméra omnipotente, morceaux de bravoure dantesques, prouesse technique imparable toutefois handicapée par un scénario pas franchement à la hauteur. Le voir à 10h du mat' n'était ceci-dit peut-être pas la meilleure idée de la redac. Sinon ces damoiselles continuent de se pâmer devant Ryan Gosling dans Les marches du pouvoir, de et avec George Clooney, thriller politique carré et pessimiste. Alex

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Novembre

Pathologique

Intouchables, Intouchables, encore Intouchables. Sur toutes les lèvrioles, le film de Nakache et Toledano se la joue Bienvenue chez les handicapés. De quoi éclipser le discret mais non moins sympatoche Le Stratège et un nouveau Soderbergh hypocondriaque, Contagion. Novembre, c'est également le retour du cousin Besson (The Lady) et de deux réalisateurs plutôt estimés : Andrew Niccols et Tarsem Singh. Pas un pour rattraper l'autre ; le premier s'auto-sabote un pitch incroyable (Time Out) tandis que l'autre sert un peplum fantastique encore plus stylisé que 300. Le sac à vomi n'est pas loin, c'est Bella tarte qui nous le tient une dernière fois avant la conclusion de la saga Twilight. Très bientôt, nous pourrons nous replonger dans l'imaginaire vampirique sans trop de honte. De son côté, toujours en train de se toucher, Tim Burton annonce une adaptation de son propre court-métrage de jeunesse Frankenweenie. C'est pas parce qu'on a plus rien à dire qu'il faut fermer sa gueule. Ca se discute. Pan

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Décembre

Santa Closed

Des débuts américains avortés, Maury et Bustillo sont de retour au bercail. Livide c'est mieux qu'A L'intérieur, mais c'est toujours pas ça. Scorsese s'adonne à la 3D et fait dans l'hommage à Méliès et la péloche pour gnomes. Hugo Cabret que ça s'appelle. Mission Impossible 4 a des airs d'un bon vieux ZAZ (pas le truc qui "chante" sur TF1 hein...) et se la joue déconstruction de la figure de l'espion. Cruise se vautre, en prend plein le tronche et fait le con. Simon Pegg assure le nerdos de service, et Jeremy Rener est aussi bon que Léa Seydoux. Heureusement Brad Bird assure. Ce qui n'empêche pas de s'emmerder méchamment.
Beaucoup plus fun, le finlandais Rare Exports, renommé chez nous Père Noël Origines. Pas encore rassasié(e) ? Allez, pour finir l'année, deux réals dans les petits papiers de Geek Culture : Cronenberg (A Very Dangerous Method) et Balagueró (Malveillance). Le premier oublie sa grammaire en route, le second la révise. Deux métrages tout à fait fréquentables, mais mineurs au sein des filmos respectives de ces messieurs. Rendez-vous l'année prochaine. Alex

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