Ce mardi 11, c’était Noël avant l’heure pour la blogosphère et les aficionados d’itérations Marvel. Comme une pluie de cheerleaders-Klingon-à-couettes dans une convention Star Trek ; comme un boulard gay dans les mains d’Alex : Marvel Studios et Walt Disney ont enfin daigné éjaculer le trailer de The Avengers, prochain crossover super-héroïque au casting forcément é-nor-meuh. Un an d’attente récompensé par une paire de minutes potentiellement plus fantasmées que le futur film lui-même qui réunira, le 25 avril 2012 devant la barbe rousse du surestimé Joss Whedon, Chris Evans (Captain America et son futal XXS), Chris Hemsworth (Thor et son gros marteau), Robert Downey Jr. (Iron Man et son impertinence feinte), Mark Ruffalo – remplaçant d’Edward Norton (Hulk et ses gros doigts), Scarlett Johansson (La Veuve Noire), le cyclope Samuel L. Jackson (récurrent Nick Fury) et le nouveau Jeremy Renner (Oeil-de-Faucon).
Il faut dire que Marvel Films, depuis l’épilogue de L’Incroyable Hulk (Leterrier, 2008) bardé de son cameo, avait méchamment préparé le terrain. Un tremplin sous forme de blockbusters dénués de personnalité et, surtout surtout, ne prenant aucun risque d’égratigner les légendes sous peine de ne pouvoir construire un Avengers raccord – avec les productions ciné comme avec la série de comics inaugurée dans les années 60. Pour le coup, ce boulet de Whedon – nous reviendrons sur cette attaque gratuite, également scénariste, a pris le parti d’utiliser les bases de la saga made in Stan Lee. À savoir, prétexter la réunion des encapuchonnés au nom de la lutte commune contre Loki, demi-frère de Thor et bâtard d’Odin. Bref, on s’en tamponne, rarement histoire n’a si ouvertement servie de prétexte à réunir une brochette de mecs en collants archi banquébeul.
Tout cela aurait probablement été moins terne si le projet – d’envergure – n’avait échoué dans les mains de Joss Whedon, balayé de chez Warner (Wonder Woman ? Et puis quoi encore ?!), tout juste responsable d’un putain de chef d’oeuvre (il a écrit Toy Story) mais coupable de projets télévisuels ô combien surannés tels Angel, Firefly,… Buffy « on va pas se faire que des amis » contre les Vampires ou d’un beau gâchis de licence (Alien : La Résurrection). Alors certes le fait qu’il est bossé sur l’écriture de comic-books (Astonishing X-Men) donne une certaine crédibilité au chien battu de la culture geek… Ouais. Sinon, les Avengers n’avaient-ils pas besoin d’un réalisateur ? Fallait-il leur envoyer un fanboy ?
D’où peut-être ce trailer… Succession d’images sans âme, sans liens (c’est une première bande-annonce mais tout de même, les mecs, c’est embarassant votre truc) et qui semblent échappées de leur métrages respectifs. Iron Man fait des vannes de récrés, Thor gueule et défonce un mur, Captain America a le balai coincé dans le conduit à lentillons, etc. Une première bande-annonce bien branquignole, donc, se contentant d’enchaîner des punchlines congénitales de stars sur du vent. Trêve de palabres, voici le premier d’une longue série de trailers que l’on espère davantage épiques mais, au fond, que l’on imagine malheureusement aussi excitants qu’une Scarlett montée sur Buffalo.






