Putain de journée. Comme ça, au réveil, c’est le genre de news qui fout le moral dans les bas-résille. Pire que l’annonce d’un biopic sur U2. Car vous, fidèles d’entre les fidèles, savez qu’Alex et votre serviteur vouons un culte arachnéen à l’ami Raimi et son inoubliable trilogie Spider-Man. Alors, lorsque Sony Pictures (aka Columbia Tristar Pictures, pour le coup) et Marvel vous annoncent qu’ils virent Sam Raimi, Maguire et toute la troupe en vue d’un misérable reboot… On a envie de trancher quelques testicules trainant sur le parquet flottant des studios. Déjà ça défoule ; et puis parce que c’est rigolo.
Ce n’est pourtant pas une surprise totale ; malgré nos œillères de frêles geeks assoiffés de mamelles sous la pluie et de baisers en verlan, nous savions qu’il y avait de l’eau dans le gaz entre la maison-merde Sony et le réalisateur d’Evil Dead. Pas d’accord sur la direction artistique. Notre cul, oui ! Tout cela n’était en réalité qu’une vaste supercherie pour forcer Raimi à se plier au culte régressif des grandes majors US : rebooter!, rebooter! et reprendre la saga à ses débuts, montrer le quotidien estudiantin de Peter Parker, jeune homme timide mordu par une araignée radioactive ; exposer la difficulté de concilier vie étudiante et activités extra-scolaires super-héroïques : démontrer qu’il est plus dur de se palucher face à la fenêtre de la voisine Mary-Jane quand on dispose d’une force surhumaine. Se palucher, les pontes de Columbia et Marvel ont du y aller, tirant sur leur haricot autant que sur Raimi, misant sur l’idée stupide d’un redémarrage de la franchise en dépit du fait que le cinéaste soit parvenu en trois films à ce que l’éditeur de comics n’avait pas réussi en 60 ans.
C’est James Vanderbilt, le scénariste du futur The Losers, qui se coltine le script… Déjà à l’écriture à l’époque où Sam était encore du projet, Vanderbilt (*auto-censure de jeux-de-mots vulgaires*) se tapera les trois prochains volets d’une trilogie d’ors et déjà annoncée par la production comme une révolution équivalente à l’ère Raimi. Nous souhaitons à cette dernière bien du courage, une bonne stratégie com’ autour de la nouvelle équipe deceptive du film et de ne pas se prendre un saut de glaire geek à leur tournée promo à Paris en 2012. Une « purge » est si vite arrivée, comme dirait Alex…





