Bien assis(e) ? Car ces 84 secondes mettent assurément K.O. tout amateur de culture pop ; balaie, d’une claquette dans la nuque, tout scepticisme concernant l’adaptation cinématographique de la merveilleuse et excitante bande-dessinée de Bryan L. O’Malley. Alors que le long-métrage d’Edgar Wright sortira le 18 août en France, le jeune réalisateur de Shaun of the Dead et Hot Fuzz rassure. Le chevelu de prouver qu’il a non seulement absorbé l’esprit du comic-book /manga original (le décalage, le romantisme, les influences, les références, la bonhommie) mais surtout qu’il est parvenu à insuffler à cette œuvre dite « live« , le rythme et les mouvements du genre dessiné (Scott écrasant le gobelet dans un geste outrancier de détermination, le déplacement improbable vers la demoiselle qu’il aborde, les placements de caméra Jap’/vidéoludiques lors des fights). Fou !
Le casting semble au poil, composé d’un Michael Cera cool et apathique à souhait en Pilgrim dépassé ; la brûlante Mary Elizabeth Winstead (Boulevard de la Mort) transpirera le mystère Ramona Flowers tandis que les guests Chris Evans (Captain America), rigolo en acteur pataud, et Brandon Routh (Superman Returns) composeront deux des sept anciens petits copains à combattre.
Outre nous servir un premier trailer digne d’un « jumpin’ coup de balls rotatif », le film distribué par Universal confirme une appropriation globale : on peut y apercevoir le boss final, l’ex-boyfriend ultime de la Ramona de Scott, Gideon (interprété par Jason Schwartzman) ; personnage logiquement développé dans le bouquin final inédit. Wright va tenter de nous balancer, en moins de deux heures, toute la densité de l’hexalogie Scott Pilgrim vs The World. Culotté autant qu’il semble sur la bonne voie.
Évidemment, mes frères, ne mettons pas tous nos espoirs dans le même panier… Après moult bande-annonce tape-cul, nous attendions beaucoup de Kick-Ass dont le déception fut à la hauteur de l’enthousiasme. À ce propos, Alex déposera, très bientôt un avis éclairé sur l’homme au costume Spandex. Alors concernant Versus The World, restons calmes ; il ne s’agirait pas de tâcher le fauteuil pour rien. Au cas où, prenez vos précautions (douches froides, analyse d’Eric Zemmour, etc.).
Histoire de mieux cerner le matériau de base ayant provoqué le film d’Edgar Wright, nous vous invitons, par ailleurs, à lire la critique de l’extraordinaire premier tome – traduit en VF et publié courant mars. Nonobstant, nous vous ordonnons maintenant, pour peu de maîtriser la langue anglais – niveau 5ème B, de vous ruer sur les cinq volumes déjà sortis et que vous pourrez notamment trouver ici… En attendant le dernier, Finest Hour, prévu pour le 22 juillet prochain.
Damned ! Pas d’option « lecture en boucle » sur ces interfaces vidéos ?!





