Critique
«It’s good to be back !» lance un Tony Stark à une foule conquise d’avance ! Il faut concéder que, grimé en milliardaire hâlé, cils turgescents et bouc taillé à la serpe, il en imposait le Robert ! D’une classe folle, l’acteur surréaliste portait idéalement le marcel, jonglant avec la dérision, virevoltant de sa dégaine de dandy narcissique. Jon Favreau – réalisateur/acteur – finalement attachant de je-m’en-foutisme cinématographique, envoyait la purée Iron Man sous forme de show spontané et foutrement rock n’ roll. Avec sa massive armure, l’anti antihéros Marvel larguait paradoxalement et salutairement un borborygme léger sur le genre costumé, propulsant du même coup une étoile moustachue désormais visible dans n’importe quel coin du cinéma de divertissement en dérapage contrôlé. Compréhensible – mais probablement précipité : nombre de nos amis geeks et amateurs de cabotins bêcheurs espéraient une suite au pur jus d’american fun, un fulgurant gode métallique à tête chercheuse, qui les soufflerait via les frasques gentiment incorrectes de l’ami Stark. Y croire, même dur comme fer, parfois ne suffit pas…
Avec toute la tendresse (rien de plus) que votre serviteur peut éprouver pour l’acteur Favreau – qui restera, ad vitam eternam, le boyfriend thuné de Monica (Friends) et l’adulescent trop tôt casé (Very Bad Thing) – on ne peut pas dire que, a contrario de l’armure de son chevalier sang et or, Jon brille par ses talents de réalisateur. A son tableau de chasse : une comédie lourdingue entâchant la filmo quasi-parfaite de Will Ferrell (Elfe), une déclinaison immonde de Jumanji (Zathura)… belle paire de bouses avant que ne lui tombe dans le slip la licence “robot rock” de Marvel : Iron Man. Choix peu hasardeux lorsque, en 2008, la Boîte à Idées supplie un ravalement d’image et un retour aux petits plaisirs simples de la vie : se la péter, une armure sur le dos. Cette année-là, le concurrent de DC Comics finance son premier film, baisse largement le froc et laisse Favreau déflorer habilement un personnage complexe, politiquement douteux, humainement névrotique, dressant au rang de cool attitude son narcissisme débridé. Ô putain de joie ! On desserre d’un pouce la cravate dans les bureaux de la Paramount ! Sous les accords tonitruants des gratteux venus du pays des koalas, Stark vide une bouteille avant de présenter ses nouvelles armes de destruction massive, joue de la faucille et du marteau en Afghanistan, construit une armure branquignole sans réfléchir un seul instant aux conséquences politiques de l’arme potentielle ; Favreau, fulguro-érection en poche, laisse son pote Bob Downey Jr. – sorte de mélange chimique entre l’Actor’s Studio et le Frat Pack – balancer ses répliques hilarantes par-dessus l’épaule, parfaitement congruentes avec son personnage désenchanté. Mieux : «There was no script, avoue un an plus tard le second rôle Jeff Bridges : on arrivait sur le plateau sans savoir à quoi s’en tenir… Alors on improvisait !». La voilà; la raison de tant d’exceptionnelle fraîcheur ! Voilà pourquoi les scènes d’action furent proportionnellement aussi foireuses qu’étaient excitantes les séquences de comédie ! Maintenant que Iron Man 2, main tendue s’apprête à pulvériser le box-office : est-ce que la foudre peut tomber deux fois au même endroit ? En d’autres termes : La licence de Marvel sous l’égide de Jon Favreau, une nouvelle fois peut-elle tromper son monde ? Pas dit (c’est du Whisky) : on peut tromper une fois, mille personnes, mais…
Les premiers instants de Iron Man 2 synthétisent en une poignée de minutes la victoire du mauvais goût sur la gaudriole (la membrane se révèle souvent fine) … Favreau se surpasse d’amateurisme dans le prologue consacré au bad guy Mickey Rourke. Dévoilant ses plans bâclés et cheap (la ruelle russe…), l’introduction se laisse échouer sur une plainte du futur Whiplash aussi ridicule qu’émotionnellement comparable à un porno croate («meuhhhhaaaa, meuhhhhaaaa», beugle-t-il en regardant le plafond décrépi). Puis Tony Stark débarque dans une séquence épique comme un pet de vagin, cadré tel un show télévisé. La messe est dite : la moitié des spectateurs devine déjà deux heures de bric-à-brac décéptif, présume que Jon Favreau va nous dépeindre Anthony Stark comme une icône capitaliste parcourue d’humilité, qu’il va s’abaisser à intégrer quelques bombasses et moults gadgets high-tech pour sauver du carnage débilitant un scénario d’une indigence rare et d’une crétinerie indigne de Stan Lee. On en a vu acier* !
Patatra. Prenons le bousin tel qu’il apparaît aux yeux des néophytes, non rompus à la vertigineuse mythologie Marvel. Pas besoin d’être expert – juste apprécier le cinéma – pour déceler le fiasco artistique. L’écriture, tiens ; parlons-en. Le scénario éclaté et sans intérêt de Justin Theroux (Iron Man et… Tonnerre Sous les Tropiques) – le gus a intérêt à soigner Zoolander 2 – n’est que détail face à l’absence lamentable de trame. Que de la gueule, ce deuxième épisode ! Enfilade d’atavofigures et d’amorçages narratifs ancrés dans l’inconscient collectif, la dernière légende adaptée peine à dépasser le stade anal, à l’instar d’un film choral dans lequel six protagonistes (Stark, Pepper Potts, Rhodes, Whiplash, Hammer, Anne « Veuve Noire » Roumanoff) n’auraient rien à partager. Pour compenser, Theroux et Favreau tentent de coller les morceaux à la va-vite, comptant sur le charisme de Downey Jr, les formes de Scarlett Scarlett Johansson, les talents d’impro’ de l’extraordinaire Sam Rockwell (Confessions d’Un Homme Dangereux). Le grand public s’apprête à se faire entuber à l’huile de coude : Iron Man 2 ne développe pas l’once d’un enjeu dramatique. Le cinéma de Jon Favreau ne raconte rien, il expose. Iron Man 2 s’envole dans tellement de directions qu’il n’atterrit nulle part, échouant sur tous les tableaux sans en développer un seul : scènes d’action de nuit obsolètes et torchées en un éclair contre comédie bancale où les répliques s’entrecroisent mais ne percutent jamais. Note aux auteurs : écrivez avant de tourner, les mecs. Ca aide.
Jon Favreau, bien trop confiant, cadre comme il lui chante (vivement le DVD, que l’on puisse énumérer les moults faux-raccords), laissant sa bande de potes bluffer comme ils l’entendent. Comme nous le redoutions (v. Sherlock Holmes), Robert commence à consumer sa palette de pantalonnades. Epuisant et mis en difficulté par le script indicible, l’interprète de Chaplin palabre au-dessus de tout le monde, achète des fraises (!) qu’il jete aussitôt, se défend à coups de mimiques et fait preuve d’un amorphisme presque permanent. Outre Bobby, nonobstant insubmersible, on rit beaucoup de la prestation fugace et faisandée de Mickey Rourke, les tentatives de Gwyneth Paltrow pour en placer une dans ce foutoir bavard, le regard faussement braiseux de Johansson et autres Jon Favreau, intrusif has-been en side-kick du pauvre. Sam Rockwell en fait des caisses tandis que Don Cheadle (Traffic) remplace au pied levé le sensé Terrence Howard – viré à temps. Faisons-nous l’avocat des diablotins, la faute incombe moins aux acteurs qu’au réalisateur bien incapable de les contenir.
Impossible de faire l’impasse sur le travail d’adaptation cinématographique du personnage inventé en 1963 par Larry Lieber et Don Heck… Avec indigence éhontée, se préoccupant bien peu de l’homme derrière l’armure, le film n’est prétexte qu’à références au futur Avengers, prochain crossover réunissant les héros Marvel avant que leurs interprètes ne soient trop grabataires pour faire illusion. Ainsi, avec la subtilité d’un Hulk constipé, le S.H.I.E.L.D. et Nick Fury (Samuel L. Jackson) multiplient abusivement les appels du pied au prochain long-métrage regroupant notamment Captain America de Joe Johnston (2012) et Thor de Kenneth Branagh (2011). Un demi bouclier placé négligamment pour exciter le fanboy, un extrait post-générique filmé avec la langue pour introduire le marteau en plastique du blondinet déifié. Comme si Iron Man 2 n’était pas assez touffu comme un pubis des années 30 et irrespectueux du matériau d’origine, le métrage de Favreau s’évade dans des explications trans-séries qui ne font que alourdir et polluer un script suffisamment chaotique. Pour rester poli.
Nous ne demandions rien de plus qu’un divertissement correct ! Vaste escroquerie, Iron Man 2 n’est que frime et clins-d’œil appuyés, clip ennuyeux, iron fist vulgaire, cinématographiquement proche d’un reality show, masquant sa véritable identité de pivot (lourdingue) du projet Avengers derrière un synopsis archaïque et anarchique. Aussi bon metteur en scène que directeur d’acteurs – c’est dire – Favreau confirme un laxisme indigne, laissant l’improvisation faire son sale boulot et oubliant qu’un scénario cohérent revêt, mine de rien, sa petite importance dans tout objet filmique qui se respecte – et respecte ses spectateurs. Là où le premier opus se déguisait en joyeuse arnaque pétillante, sa suite se paye le luxe et le marketing grossier d’occulter quelconque trame, noyant les segments cruciaux de l’un des personnages Marvel les plus intéressants, pilonnant d’arcs insignifiants et de crétineries incohérentes. Si le divertissement de demain porte une armure et danse tout bourré en tirant des lasers sur des pastèques, le cinéma pop doit s’attendre à une sacrée gueule de bois.
L’auteur de ce papier s’est abstenu du calembour «Iron Man 2 : la suite acier», jugé par la fédération des blagues périmées, aussi miteux que son petit frère (*). Nous tenions malgré tout à en faire profiter nos lecteurs.












les termes « irrespectueux du matériau d’origine » et « l’un des personnages Marvel les plus intéressants » dans la même critique et au sujet d’Iron Man… On est presque en droit de se demander si tu as vraiment lu les comics dont le film est inspiré…
A part quelques raccourcis et arrangements obligatoires au format et à la durée d’un film, le tout est quand même vachement cohérent et fidèle. Quant à placer Iron Man au rang des personnages les plus intéressants de l’univers Marvel, il ne faut pas en connaitre beaucoup, le personnage n’ayant été que trop peu représenté et exploité depuis ses 45 ans d’existence.
Enfin bon, tu le sais surement (via twitter), je ne suis pas d’accord du tout avec ta critiques, je n’aime pas qu’on impose ses goûts en chiant sur ceux des autres, et même si le cynisme est de mise ici, le respect manque quand même cruellement vis-à -vis du nombre de gens qui ont apprécié le film pour ce qu’il est : un divertissement et non une branlette pseudo intellectuelle.
Amicalement
Ginie
Hello Ginie, je vais laisser Pan répondre plus en détails à ton com, mais j’ai été surpris par la phrase suivante : « je n’aime pas qu’on impose ses goûts en chiant sur ceux des autres »
Nous sommes exigeants, soit, mais, à aucun moment je n’ai eu l’impression que Pan déféquait sur les goûts des autres pour imposer sa vision. Il donne son avis avec le style acerbe (et grivois) qui est le sien et de manière argumentée, ce qui manque à la grande majorité des critiques traitant d’Iron Man 2.
Alors, en fait, si je comprends bien la fin de ton commentaire, il ne devrait pas donner son avis (négatif) car de nombreuses personnes ont apprécié le film ? Je ne te savais pas adepte de la pensée unique…
Non, Iron Man 2, n’est clairement pas une branlette pseudo intellectuelle. C’est tout simplement un échec cinématographique complet en même temps qu’un non divertissement.
Après, tu as tout à fait le droit de ne pas être d’accord et d’aimer le film, nous n’avons pas l’exclusivité du bon goût
Je ne suis pas contre la divergence d’opinion (bien au contraire, c’est ce qu’il y a de plus constructif quand c’est discuté intelligemment) mais le nombre d’insultes ou métaphores grivoises présentes dans le texte laisse à penser que si l’on a aimé on est vraiment le dernier des nases. En cela oui, la critique me dérange dans le sens elle n’exprime pas qu’une simple opinion mais plus un constat du genre : franchement comment pouvez-vous aimer une merde pareil ? (et ne me parle pas de ne pas déféquer quand je t’ai vu toi même traiter le film d’étron…).
En cela je trouve que cela manque de tolérance et de respect, c’est tout. (je crois que le même genre de remarque t’as été fait pour ta critique de Kick-Ass d’ailleurs) Que l’on dise que l’on a pas aimé, pas de problème, mais pourquoi le faire de façon si virulente ?
Salut Ginie,
Tu remarqueras que pour un branleur pseudo intellectuel et irrespectueux, je fais preuve de politesse ; à l’ancienne.
Passons.
Quelle virulence ! Pour quelqu’un qui s’offusque de tant d’agressivité à l’égard d’un film (Iron Man 2 reste un blockbuster… Détendons-nous !), je trouve que tu en exprimes abusivement à l’encontre de celui qui ose contredire ton avis… Etrange, je te pensais posée.
Permets-moi de te faire remarquer que je ne vais pas sur ton blog pour « faire caca » sur ton style d’écriture, de pensée ou tes goûts. Si ton article me plaît, c’est bien ; sinon, tant pis.
Je cherche vraiment à comprendre tant d’engagement à propos d’un tel blockbuster… Surtout de la part de quelqu’un comme toi qui me semblait ouverte à notre style sans concessions ni états d’âme.
Je la jouerais bien « peace » mais je tiens tout de même à parler du film Iron Man 2 – je rappelle que c’est le sujet de mon papier. Métrage que tu n’as pas évoqué dans ta critique de critique. Je ne veux pas paraître irrévérencieux mais : as-tu un vraiment avis sur le film ? Qu’essaies-tu de dire ? Que c’est parce que je n’ai pas lu Iron Man depuis 40 ans que je ne peux juger de la qualité filmique, technique et narrative du film ? Dans cette critique, je tente d’approcher Iron Man 2 comme un film. Pas comme un produit.
Je rajouterai, à la va-vite, sur le film : Iron Man 2 ne peut pas être qualifié de « cohérent » lorsqu’il est bâtit sur du vide. Beaucoup de blockbusters en apparence simplistes révèlent une certaine complexité, d’o๠leur mérite (chez Spielberg, Zemeckis, Scott, etc). Iron Man 2 déploie son scénario sur absolument que dalle. Est-on au moinsd’accord avec ça ? Si non, trouve moi l’élément directeur du film.
J’aimerais vraiment que l’on puisse débattre du film et pas de GeekCulture. Nous ne parlons pas de comic-book, là , je laisse généralement cela à alex- tu penses, ma culture Marvel est tellement pathétique : nous parlons cinéma.
Répondons tout-de-même à ton interrogation : « pourquoi critiquer de façon si virulente » ? C’est le jeu, ma pauvre Lucette. Le jeu médiatique et surtout le jeu commercial ! Tu sais combien j’ai payé ma place pour Iron Man 2 ? 10,50 euros. Ouch ! Partant de ce principe et également du fait – soyons lucides, Ginie – que GeekCulture, B&O et tous les autres webzines de la blogosphère ne sont que des outils marketing qui n’ont fait que relayer gratos la campagne monstrueuse Iron Man 2… Faut arrêter de venir s’insurger contre un avis qui sort du rang, et qui peut paraître irrespectueux à certains lecteurs.
Que l’on soit clair : nous n’avons jamais fait de provocation gratuite. Nous mettons parfois plusieurs heures à écrire nos papiers. Nous ne nous sommes jamais fait acheté. Nous ne sommes invités nul part pour finir à genoux, la bouche ouverte, et GeekCulture ne s’entretient qu’à la force de la passion, pas des statistiques merdiques que tu nous accuses de reluquer à coups de refresh toute la journée.
Au passage : Je viens d’apprendre que Robert Downey Jr. a le même avis que nous sur le film … Est-ce un connard prétentieux, un ingrat blasé ? (source : excellente interview dans à€ Nous Paris)
Marrant comme critique un peu caduque mais bon, l’argument de robert downey jr critiquant iron man tient aussi bien la route qu’un post de morandini, il l’avait fait a la sortie du 1 tailladant Dark knight et expliquant par a+b qu’il ne captait rien au comique dans l’ensemble… Jusque là pas de problèmes, on ne lui demande pas d’écrire les scripts des films marvel juste de bien faire son rà´le. Après tu résumes bien l’article par cette petite phrase :
que GeekCulture, B&O et tous les autres webzines de la blogosphère ne sont que des outils marketing qui n’ont fait que relayer gratos la campagne monstrueuse Iron Man 2… Faut arrêter de venir s’insurger contre un avis qui sort du rang…
Avoir un avis divergent reste valable et intéressant, après est-ce forcément constructif quand on sent juste une volonté de faire la teigne à la belle plume pour pisser dans le sens contraire du vent ? Je ne sais pas. Beaucoup moi compris ont pris une place sans invitation pour aller voir le film et ensuite le fait de balancer un ou deux articles concernant des trailers ou infos sur Iron Man ne fait pas non plus de toi le jouet du grand capital marketing a la botte de paramount et marvel…faut se détendre un peu. Le cà´té vengeur de la plume et le critique qui est là pour hurler a qui veut l’entendre qu’il s’est fait enfler de dix euros 50 sur ce film rime a si peu de choses. On a tous eu ces petits moments o๠on se laisse emporter par sa plume. L’envie de faire de la belle phrase met un peu à mal le propos qu’on voulait défendre…
En gros je respecte totalement le fait que le film ne te botte pas, après je pense que la véhémence sans intérêt de l’article nuit a la crédibilité de l’ensemble. Tout est question de juste milieu. ici l’ensemble tombe juste dans la critique un peu facile histoire de se démarquer du lot et faire sa pub via la polémique. Gentillet mais tellement old school dans le principe…
Bon, j’ai probablement un parti pris vu que j’ai écris 2 articles et demi pour GeekCulture, mais voilà ce que j’en pense :
on parle bien de Iron Man 2 : c’est entendu d’avance que ça sera un super bousin, la traditionnelle vache à lait hollywoodienne dans laquelle va se repaître un casting clinquant avant de pouvoir se permettre de passer le reste de l’année à travailler pour des prods plus « confidentielles » (le genre dont ils oseront parler à leurs petits-enfants, et dont on a un peu plus de chance de se rappeler dans 15 ans).
on est tous très déçu de la tournure qu’ont pris les adaptations Marvel ces derniers temps. Entre le Ghost-Rider, Wolverine, et le sabrage à venir de Spiderman, on a le droit d’être un peu chamboulé…
tacler au passage les prix abusifs pratiqués par UGC, Pathé et autres, alors qu’ils proposent des affiches uniformisées au possible, c’est un plus
et merde, on parle quand même bien de Iron Man 2 !! Même le comics n’a que rarement eu droit à des bons scénaristes ou des dessinateurs corrects, on y va bien en espérant se divertir, mais on sais parfaitement que ça sera un BOUSIN saupoudré de dollars ! (le 1, perso, pour moi c’était un coup de bol…)
DONC, sachant que la critique du film sera négative pour à peu prêt tout le monde, autant qu’elle soit abordée de façon désopilante et de façon irrévérencieuse envers les gens qui saccagent les classiques de notre adolescence (si je pleurais à la fin de X-Men 3, ce n’est pas parce que Serval avait planté Jean Grey, mais bien parce que la scène finale était « émotionnellement comparable à un porno croate ») . à‡à nous fait rire un bon coup, tout en nous rassurant du fait qu’on est pas les seuls à avoir été déçus par le film.
Hello Chandleyr,
Merci de poster un commentaire sur GeekCulture ! Dommage que ce ne se soit afin d’émettre un jugement sur notre ligne éditoriale et notre style d’écriture.
Mais bon, hey, normal : c’est le web 2.0 ! C’est le principe : chacun participe et si ça ne plaît pas, tant pis, on va voir ailleurs !
Je ne répondrai pas à tes accusations concernant la politique du buzz, parfaitement hors-sujet sur GeekCulture.
Nous assumons totalement notre style mordant. Mieux, nous le cultivons. Depuis le début. Cela nous amuse et amuse aussi certains de nos lecteurs ouverts au second degré et à la grivoiserie comme forme de dérision. Tant que l’avis est argumenté, que l’orthographe et la syntaxe sont respectées.
Nous serions ravis de discuter avec toi, autour d’un verre, de Iron Man 2, d’intégrité et de politique éditoriale.
Les contacts sont sur le site. A bientà´t !
je ne fais pas partie de geekculture.. je lis pas mal de critiques et je leur reconnais un certain recul, un sens de l’analyse, une force de dérision et d’auto-dérision que l’on ne retrouve rarement ailleurs… Pour ce qui est du ton employé, il est clair qu’ils ne font pas dans la concession.. contrairement à ce que Ginie et Chandleyr laissent entendre, geekculture n’a jamais joué la carte de la provoc histoire de générer un quelconque buzz malodorant !! A la différence de bon nombre de blogs ciné, la critique y est argumentée (et jamais gratuite), claire et conserve toujours un point de vue cinématographique (qui nous change de certaines formes de fanboyismes suintants)….> bon point pour eux je trouve.
@ginie penses tu sincèrement que la cohérence avec le comics d’origine suffit à faire un bon film ??? si le réalisateur ne maîtrise pas son boulot, on parle en effet de ratage !! Libre à toi ( et à chandleyr) de trouver votre compte dans iron man 2 avec des références issues du comics (de là à parler de film élitiste, comme j’ai pu le voir sur ton blog.. il y a un sacré delta.. accorder autant de crédit à un blockbuster issu d’un comics mainstream, c’est préter une démarche artistique aux studios MARVEL & PARAMOUNT qui n’existent que pour des raisons purement stratégiques et financières.. et certainement pas par amour du grand art !!! faudrait peut être penser à ouvrir les yeux !!!)
pour ma part, j’hallucine qu’on puisse venir sur un blog pour pointer du doigt non pas une critique (sur le fond et l’analyse) mais uniquement sur la forme… Le ton de Geekculture ne date pas d’hier… Iriez vous pleurer dans les bureaux d’une rédaction sous prétexte qu’un article à pu heurter votre petit coeur de blogger ???
quant à chandleyr, je te remercie de m’avoir fais rire à la lecture de ta missive !!! Quelle panache, quelle tonalité !! que de blabla, quoi… je te rejoins sur un point « quand l’envie de faire de la belle phrase met à mal le propos qu’on voulait défendre »… Déjà je t’invite à te relire : il est très difficile d’apporter une once de crédibilité à un rédacteur qui nous impose des critiques (sur son propre blog, mais tu es chez toi …) et dans les commentaires (sur le blog d’autrui) gavés de fautes d’orthographe : certes c’est gentillet mais clairement old school (j’admire la puissance de tes commentaires de supérette).. Ce n’est pas tout de s’écouter parler, mais un petit effort sur l’orthographe et un bémol sur tes expressions trop à la cool, ce ne sera pas du luxe ! la lecture de tes productions s’en trouvera aéré crois moi.. (mais bon, je ne suis pas là pour critiquer un style éditorial quel qu’il soit…).. tu te défends de n’avoir fais qu’une news ou 2 sur iron man 2… Pas très crédible quand on voit la production abondante autour de la sortie iron man 2.. tu as la ligne éditoriale que tu veux bien te donner, inutile de te le cacher : on appelle ça tenir le crachoir.. c’est un choix que tu as fais, assume le ! et tu n’es pas le seul dans la blogosphère ciné à le faire… je te trouve gonflé de venir sur ce blog en défenseurs de la bonne morale.. surtout quand on voit certaines de tes pratiques…
Et il faut bien terminer tout de même.. ce qui me gène, chandleyr, c’est que tu puisses te permettre de critiquer la plume d’un rédacteur sur le blog même de ce dernier, faire ton gros moralisateur.. on appelle ça chier dans la maison des autres et qu’après tu puisses vouloir te pavaner sur twitter (Paye ton lol blogocinematocritique du jour http://ow.ly/1GNG2 : un de tes twitts du 4 mai à 17h53 soit juste après ton commentaire) pour inciter tes followers à venir voir le petit paquet que tu as laissé.. ça donne une bonne idée du bonhomme.. je ne me rappelle plus à quelle stade du développement de l’enfant cela renvoie ?? Force est de constater que le seul troll dans l’histoire c’est toi..
En clair, je ne suis pas choqué si une critique est virulente tant qu’elle est argumentée.. et ce n’est pas parce qu’une critique va à l’encontre de mon avis personnel que je dois me sentir crétin ou insulté !!! je n’adhére pas à votre style rédactionnel (Ginie et chandleyr) et ce n’est pas pour autant que j’irai pourrir vos commentaires.. je n’y trouve pas mon compte, c’est aussi simple que ça.. Ce serait pas mal d’être un peu plus constructif à l’avenir ..
sinon,ce matin j’ai testé les toasts briochés pur beurre aux raisins de notre ami le Pelletier.. pas dég !!!
pan : Un débat est-il utile, vous avez un point de vue, j’ai le mien, sont-ils conciliables ? Peut-être…ou pas. Ca ne reste qu’un film la face du monde n’en changera pas…Après je ne lis pas assez geek-culture pour avoir un avis global sur votre site. Ce qui explique que je ne parlais que de ce simple post et rien d’autres, malgré le fait que tu sembles certain que j’attaque l’intégrité du site aussi bien que celle des rédacteurs. Ce qui n’était pas le cas, mais bon libre a toi de penser le contraire visiblement… Si je pensais les rédacteurs de ce site si mauvais je ne serais pas venu a votre soirée, mais bon l’erreur de jugement est chose courante visiblement…
@William : Je suis heureux de lire « l’amour » que tu me portes, je me savais détestable et blogosphériquement odieux, mais tu m’as ouvert les yeux sur certaines facettes de ma personne que je ne voyais même plus…
Ce que tu ne sembles pas comprendre, reste que la critique de ce site ne me choque pas . J’en ai vu d’autres, juste que l’ensemble part vite en sucettes, un peu comme ton argumentaire qui tourne a vide et a sec rapidement ( pour exemple regarde la réponse de pan…regarde la tienne) Deux genres et pourtant une seule présence de style en ta défaveur…Tu transformes un désaccord de pt de vue sur un film en un règlement de comptes sur le style de ginie ou moi, ou mes pratiques et ainsi de suite. Comme on dit c’est le jeu…après je trouve toujours ce genre de réactions un poil
Est-ce chier dans la colle que d’avoir un avis différent sur une critique ? Non comme le dit Pan c’est le jeu 2.0. Les critiques sont là pour qu’on les lisent en bien ou en mal. Après , si l’on se braque pour une critique et que l’on rue dans les brancards aussi facilement, va falloir juste se trouver un autre centre d’intérêt dans la vie… je suis a 2 doigts de penser que ta passion débordante a me dépeindre comme le grand satan de ces commentaires reste un peu débordante/abusive/excessive/ridicule… raye la mention qui te déplait.
Merci a toi grand psychologue qui semble si bien me connaître. Le fanboy suintant te salue bien bas.Mon orthographe te fait la bise, mon ego et mes pavés de critiques aussi.
Bonne continuation à vous deux, les règlements de compte inter sites n’étant pas le point de départ de ces commentaires, je ne vais pas faire durer un débat qui n’y ressemble ni de près ni de loin…
Salutations et heureux dialogues cinématographiques
J’aime les débats (et j’aime me battre).
A priori c’est toujours un peu le même débat, d’un cà´té les « blogs » encensés comme nouvelles influences du public, et de l’autre leurs critiques vues quelquefois comme manipulatrices, soudoyées, peu objectives. Je sais, j’ai eu des commentaires là dessus aussi.
Essayons de ne pas oublier que la majorité des blogs sont créés par des non-professionnels du marketing ou de la presse (sauf quelques exceptions), des amoureux de premier rang (les cinéphiles pour nous), et que leurs textes n’ont d’autres buts que partager, discuter, inciter à la rencontre des opinions… Autour de leur sujet fétiche, ici le cinéma. Donc il convient de venir débattre ensemble, mais point de remettre en cause la plume qui a ouvert la discussion, aussi belle soit elle.
A moins que nos lecteurs ne soient de bêtes moutons qui suivent nos diktats sans réfléchir. ça pourrait donner des idée…
Je suis très partagé concernant ce film, comme pour aucun autre film de super-héros. Je fais partie de ces spectateurs qui lisent les comics avant de voir les films qui en sont tirés. En l’occurrence, comme il s’agit d’une série classique, c’est un peu différent ; mais je connais le personnage pour avoir parcouru ses aventures et celles des Avengers durant quelques années, et j’ai eu l’occasion d’apprécier la Guerre des Armures (arc dont il a été dit qu’il servait de base à ce second opus).
J’avais bien aimé le premier film ; en tout cas plus que la plupart de ses histoires que j’avais pu lire (hors Guerre des Armures). L’adaptation au format cinéma et avec des origines actualisées crédibles par rapport à celles du comics passe très bien, et l’ensemble joue parfaitement son rà´le de divertissement à grand spectacle. Le grand méchant boss de fin manque peut-être d’envergure, mais le scénario est écrit de manière à ce que cela ne me paraisse pas vraiment problématique.
J’aurais bien plus de reproches à faire à cette suite : sans m^zme parler de l’adaptation – un Justin Hammer plus proche de sa version somme toute charismatique d’origine n’aurait pas été de trop – le scénario possède des raccourcis contestables, et comble du mauvais goût arrive à apporter des incohérences vis-à -vis du premier opus ! Sauf que, en tant que divertissement à grand spectacle, là encore, je considère avoir été servi. Vraiment. J’ai presque honte à le dire vu la piètre qualité de l’histoire, mais j’ai apprécié ce film, je n’ai pas vu le temps passé, et certaines scènes m’ont cloué à mon fauteuil. Certes, je me fais violence pour ne pas conspuer ses nombreuses imperfections scénaristiques, mais j’essaye de passer outre pour ne pas bouder mon plaisir, car plaisir il y a eu.