Qui ne se souvient pas de cette immonde bousin post-apocalypticon de Danny Cannon sorti en 1995 ? Qui ne se rappelle pas de Sylvester beuglant dans une grotte «La Loi, c’est moi… Et l’Ordre !!!», comme si on lui demandait ? Tronçonnée par la critique, écartelée par le public, la première adaptation du comic-book +18 de John Wagner et Carlos Ezquerra,créé en 1977, n’avait pas franchement remonté la côte de popularité de ce fasciste de Juge. La donne risque de changer puisqu’un autre Danny, mais un Boyle (Slumdog Millionnaire, Trainspotting), a décidé de produire un nouveau long-métrage, bien plus proche de la violence et la saleté de la série originale. Encore mieux : il s’alloue les services de son scénariste sur 28 Jours Plus Tard et Sunshine, j’ai nommé Alex Garland, pour pondre une métaphore sur la concentration des trois pouvoirs de l’État.
Une chose est certaine, on change de style ; finis les guenilles en cuir, les gros paquets moulés dans la soie et chaînes en or qui pendouillent. J’en connais un qui risque d’être déçu…
Si nous n’avons toujours pas le nom du réalisateur affilié ni du barbare sous la coquille de noix qui sert de cerveau au flic incorruptible, on peut être sûr que cette nouvelle adaptation sera meilleure que la première tentative (c’est le créateur de la BD, John Wagner, qui le dit! – il ne prend pas de risque, le mec). La dictature n’est prévue que pour l’année prochaine ou celle d’après… mais en attendant, Jock, le dessinateur des comics The Losers, propose sa vision de la chose (v. ci-dessous). La Loi portera donc une grosse matraque. C’est déjà ça.






