De longues années durant, HBO a alimenté le téléphage en manque de produits aux fortes vertus addictives (Six Feet Under, The Wire, Rome, Deadwood, La Caravane de l’étrange, Les Soprano), contribuant à propulser le petit écran dans une nouvelle sphère créative. Mais cette hégémonie artistique a attiré les convoitises, et des networks ambitieux se sont lancés dans le business. Aussi, bien décidée à ne pas laisser FX (The Shield, Justified), AMC (Mad Men, Breaking Bad) ou Showtime (Dexter) dealer sur son territoire, HBO passe à l’offensive et démarre l’expédition punitive. Alors que Games of Thrones (adaptation du Trône de Fer dont Pan vous parlait récemment) ne pointera le bout de son glaive qu’en mars 2011, le son des Colts de Boardwalk Empire retentira, quant à lui, dès septembre prochain. Avec la ferme intention de reconquérir un peu de son prestige passé, la chaîne payante américaine sort l’artillerie lourde et a, semble-t-il, allongé un joli paquet de billets verts sur cette adaptation du roman Boardwalk Empire: The Birth, High Times, and Corruption of Atlantic City.
A la barre de cette classieuse reconstitution des années 20, Terence Winter (producteur et scénariste récompensé pour Les Soprano). Derrière les Smith&Wesson, un autre artiste fasciné par la mafia : Matin Scorsese, rien que ça ! Si Marty ne signera que le pilote, le réalisateur de Shutter Island occupera, néanmoins, le rôle de producteur aux côtés de Mark Wahlberg et du susnommé Winter. En première ligne, sous les balles, Steve Buscemi incarnera un homme d’affaires décidant de se lancer dans le commerce d’alcool en pleine prohibition. Histoire de faire monter la pression, on vous laisse avaler cul-sec les deux trailers. Déjà conquis, vos rédacteurs préférés se préparent comme ils le peuvent à cette virée dans la joueuse et littorale Atlantic city. L’auteur de ces lignes s’est lancé dans la distillation de cognac à domicile alors que Pan, qui, c’est de notoriété publique, aime se grimer en femme la nuit tombée, a ressorti sa plus belle robe Charleston ! Mais, attention messieurs, bien que peu farouche, l’ex chevelu ne se sépare jamais de son gros calibre. Avis aux amateurs !





